Seine-Maritime

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Rouen
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En partant d'Elbeuf, on peut suivre l'itinéraire « des grottes » ancien chemin de randonnée, cité dans des récits du XIXe siècle, montant à l'ancien château du Pavillon (démantelé en 2002) par l'ancienne ligne de chemin de fer Rouen-Orléans (arrêt des Rouvalets). Ce chemin permet de déboucher sur l'église Saint-Georges, curiosité de la région puisqu'elle est semi-troglodyte, un peu plus loin, à même la falaise, on trouve les marques de son ancêtre taillée géométriquement dans la roche, surplombant des habitations. Mais on peut continuer le chemin le long duquel un nombre important de cavités résultant de l'exploitation de la craie pour la construction nous attendent. Le chemin permet de redescendre vers le fameux « Val » qui aurait donné à la commune son nom actuel, ce chemin est cependant privé. On remonte de ce val par le chemin du Mont Perdu, actuel GR2, permettant, soit d'accéder aux vestiges d'un fanum gallo-romain, soit d'accéder à l'ensemble des habitations semi-troglodytes dits "de la roche Foulon", célèbre curiosité locale. Cependant un détour par la Vigie du Catelier semble important, cette vigie est difficile à trouver pour les non initiés. Si l'on suit l'itinéraire de la roche Foulon, qui est en fait l'ancien « chemin des foulonniers », bon nombre de curiosités surprendront le promeneur, comme les anciennes carrières d'argile à foulon mais aussi et surtout de craie ou les réseaux naturels de cavités. Jusqu'au lieu encore nommé « la Venerie », qui laisse apparaître des traces d'extraction d'argile et des fours destinés à la fabrication des briques et tuiles de la région. Il est important de profiter du peu de pelouses calcicoles restantes notamment au printemps pour la floraison des rares orchidées sauvages exceptionnelles dans la région. Tout cela avant de se rendre sur les vestiges de l'ancien château du roi Richard Ier d'Angleterre dit « Cœur de Lion », site sur lequel il est également bon de se rendre avec un initié. La promenade le long du GR se poursuit sur la commune d'Orival par l'ancien chemin royal surplombant la vallée de Seine à travers la forêt puis se termine par une descente sur la commune voisine de Oissel. La partie cachée de la promenade mais pourtant la plus précieuse reste l'accession à deux cavités ornées, l'une au Catelier et l'autre à la Roche Fouet. Connues de peu de gens, toutes 2 sont issues de réseaux karstiques fossiles. La grotte du Catelier dite "grotte du Renard" ou "trou malin" est une cavité ornée dont la datation des gravures bien qu'approximative parle de 12 000 ans avant notre époque, y figurent aussi de modestes taches rouges que l'on retrouve dans la grotte de Gouy (jumelle par la datation et le type d'ornement) ; cette grotte est difficilement accessible par la pente et fermée par un mur de béton et une porte métallique. La seconde cavité dite "grotte de la Roche Fouet", ornée elle aussi est "plus amusante" d'un point de vue visuel, puisque l'on y trouve des graffitis dont les plus anciens du XIIe siècle, on peut supposer la présence d'ermites à en juger par les nombreux calvaires gravés, à l'inverse… la sœur d'un certain Martin serait venue batifoller dans cette cavité en 1836, cette seconde grotte dont l'entrée est située chez un privé est interdite d'accès par le BRGM (voir Bureau de recherches géologiques et minières) depuis 2004, à la suite de chutes de pierres.