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La cathédrale primatiale Notre-Dame, d'architecture gothique, inspira particulièrement Claude Monet. Elle est dotée d'une « tour-lanterne » sur la croisée du transept, qui n'a pas fonction de clocher, surmontée d’une flèche en fonte qui culmine à 151 mètres de hauteur (la plus haute de France). Elle est 5 mètres plus haute que la Pyramide de Khéops initiale.
L'histoire du vitrail du XIIIe siècle à nos jours peut se lire à l’intérieur de l’église.
Dans le chœur se trouvent quelques sépultures des anciens ducs de Normandie comme celle de Rollon, le fondateur du duché, et celle de Richard Cœur de Lion qui fit déposer son cœur dans la cathédrale après sa mort, en « remembrance d'amour pour la Normandie ». Claude Monet l'a immortalisée dans la série des « Cathédrales ».
Outre ses vitraux, la statuaire de sa façade est prodigieuse : 70 figures, sculptées entre 1362 et 1421, y sont réparties entre 20 et 30 mètres d'altitude. Ici, les anges et les saintes femmes se dressent au niveau supérieur. Dessous, les apôtres dominent les archevêques, au dernier rang, mais uniquement à gauche de la façade (nord).
Rouen
L'abbatiale Saint-Ouen est un édifice de style gothique rayonnant et flamboyant. L'ancienne « abbaye de Saint-Ouen » fut autrefois l'un des monastères bénédictins les plus puissants de Normandie. Les travaux de l'église abbatiale, commencés en 1318, ont été ralentis par la guerre de Cent Ans et ne furent achevés qu'au XVIe siècle. En 1800, la municipalité s’installa dans l'ancien dortoir des moines, aujourd'hui hôtel de ville, Jouxtant l'église abbatiale. L'abbatiale mesure approximativement 137 mètres de long depuis le chevet jusqu'à l'entrée de la nef, pour une hauteur sous voûte de 33 mètres. Elle abrite les grandes orgues du facteur romantique Aristide Cavaillé-Coll.
Rouen
– XVe au XIXe siècle – Pierre de Caumont – Place du bateau
Cet édifice, de style ogival, se dresse à l'emplacement d'une ancienne chapelle où dit-on, Louis IX et Blanche de Castille seraient venus en pèlerinage. La première pierre de l'église est posée en 1423 par Mgr de La Roche Taillée, évêque de Rouen, en présence du marquis d'Estampes, seigneur de La Bouille. Arthur 1er, comte de Bretagne, écarté de la couronne d'Angleterre par son oncle, Jean sans Terre, qui le fit assassiner en 1203 – son corps aurait été retrouvé à La Bouille – y serait inhumé. A l'intérieur, la lumière qui tombe des hautes verrières vient jouer sur la pierre blanche des colonnes.
La Bouille
(1852-1869) due à Eugène Barthélémy
L’église Notre-Dame de l’Assomption possède un clocher datant du XIe siècle. Son chœur plus récent est du XVe et XVIe siècle.
Le beffroi du clocher est consolidé en 1864 et 83 marches de 18 cm de hauteur permettent d’accéder aux cloches de l'église. Le clocher, d’une hauteur de 20 m environ, semble inachevé.
En 1981, la réfection totale de l’église est nécessaire : 35 000 ardoises, 300 kg de crochets inox, 6 506 m de liteaux (tringle de bois clouée contre la charpente pour servir d’appui à l’ardoise) etc. Ce travail important et délicat est confié à une entreprise de couverture montvillaise. Un nouveau coq est béni et installé au sommet du clocher.
En 1986, l’intérieur de l’église est entièrement restauré, de même que celui de la sacristie. Ce projet conçu et réalisé par un jeune architecte rouennais : Bertrand Vaslet. L’édifice culturel a retrouvé tout son éclat après des travaux minutieux et délicats réalisés par les entreprises Lanfry et Delafontaine.
Montville